jeudi 12 mai 2011

Germinal

"Germinal est le soulèvement des salariés, le coup d'épaule donné à la société, qui craque un instant : en un mot, la lutte du capital et du travail. C'est là qu'est l'importance du livre, je le veux prédisant l'avenir, portant la question qui sera la question la plus importante du XXème siècle.

Donc, pour établir cette lutte, qui est mon nœud, il faut que je montre d'une part le travail, les houilleurs de la mine, et de l'autre le capital, la direction le patron, enfin ce qui est à la tête. Mais deux cas se présentent: prendrai-je un patron qui personnifie en lui-même le capital, ce qui rendrait la lutte plus directe et peut-être plus dramatique ?" (...)

Extrait de l'ébauche du roman



RÉSUMÉ DU ROMAN (la connaissance de ce résumé peut déranger une possible future lecture)

Etienne Lantier arrive de nuit dans le Nord de la France. C'est après une traversée de la France qu'il pose son sac à Montsou. Cherchant un emploi il "bénéficie" de la mort d'un ouvrier pour prendre sa place. Son initiation au monde de la mine se fait sur le tas en compagnie de Maheu et de ses enfants. Après sa première journée de travail, il décide de rester. Cette décision est sans doute influencée par l'attirance qu'il ressent pour Catherine, la fille de Maheu. Peu à peu Etienne s'habitue à son travail et devient un ouvrier habile. Cela lui vaut de devenir haveur en quelques mois seulement.

La misère qui existe en arrière plan du roman, lance Etienne dans de grands discours sociaux et, le pousse à s'engager dans la nouvelle AIT (Association Internationale des Travailleurs) sous l'influence du contremaître du dépôt de chemin de fer de Lille, Pluchart. Parmi ses initiatives, il crée une caisse de prévoyance et multiplie les discours, ce qui accentue sa position de leader du mouvement social.

Un mouvement de grève prend alors forme et ne fait que s'amplifier avec la direction d'Etienne qui scande "du pain, du pain". Cette grève occasionne des dégâts dans les mines voisines mais aussi à Montsou qui est le théâtre de la mort de l'épicier Maigrat qui, profitant de la misère, exigeait des faveurs sexuelles en contre partie d'un peu de pain.

Pour faire face à cette grève, le patronat fait appel à l'armée pour la maîtriser. Les mineurs grévistes sont renvoyés et Etienne, pour échapper à une arrestation, se cache au fond de la mine. Toutefois le mouvement ne s'atténue pas pour autant et ce sont les femmes, les mères de famille, qui reprennent le flambeau. Avec une volonté, l'énergie du désespoir, elles interdisent l'entrée des mines et font parties des premières victimes quand les soldats font parler les armes. Maheu est également l'une d'elles.

La grève prend alors fin et les mineurs retournent au travail. Parmi eux : Etienne et Catherine. Arrivés au fond de la mine ils sont pris par les eaux. Ils se réfugient dans une poche d'air ce qui leur permet de survivre quelques jours. Malheureusement Catherine meurt alors que les secours arrivent. Seul survivant, Etienne est hospitalisé quelques semaines avant de rejoindre Paris.


Version livre audio de "Germinal":



Germinal a encore inspiré des nombreuses adaptations au théâtre et au cinéma. Une d'entre celles-là, c'est l'adaptation de 1993 par le réalisateur Claude Berri, dont le casting est formé avec Gérard Dépardieu, Renaud et Miou-Miou. Cette très bonne tournage a obtenu des nombreuses distinctions en France et à l'extérieur.

Je vous conseille de le regarder dès que possible...




Fiche technique du film

Titre : Germinal
Réalisation : Claude Berri
Scénario : Claude Berri et Arlette Langmann, d'après le roman d'Émile Zola
Production : Claude Berri, Bodo Scriba et Pierre Grunstein
Musique : Jean-Louis Roques
Photographie : Yves Angelo
Montage : Hervé de Luze
Décors : Christian Marti et Hoang Thanh At
Costumes : Bernadette Villard, Sylvie Gautrelet et Caroline de Vivaise
Pays d'origine : Belgique, France, Italie
Format : Couleurs - 2,35:1 - Dolby Surround - 35 mm
Genre : Drame
Durée : 170 minutes (France), 160 minutes (Belgique)
Date de sortie : 29 septembre 1993 (France)


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Zola, Émile

Émile Zola, né à Paris le 2 avril 1840 et mort dans la même ville le 29 septembre 1902, est un écrivain et journaliste français, considéré comme le chef de file du naturalisme.

C’est l'un des romanciers français les plus populaires, l'un des plus publiés, traduits et commentés au monde. Ses romans ont connu de très nombreuses adaptations au cinéma et à la télévision. Sa vie et son œuvre ont fait l'objet de nombreuses études historiques. Sur le plan littéraire, il est principalement connu pour Les Rougon-Macquart, fresque romanesque en vingt volumes dépeignant la société française sous le Second Empire et qui met en scène la trajectoire de la famille des Rougon-Macquart, à travers ses différentes générations et dont chacun des représentants d'une époque et d'une génération particulière fait l'objet d'un roman.



Les dernières années de sa vie sont marquées par son engagement dans l'affaire Dreyfus avec la publication en janvier 1898, dans le quotidien L'Aurore, de l'article intitulé « J’Accuse…! » qui lui a valu un procès pour diffamation et un exil à Londres dans la même année.



(Note biographique de Zola à l'intention de Daudet)

"Né à Paris, le 02 avril 1840, rue Saint-Joseph. Mon père, né à Venise, officier à 17 ans dans l'armée du Prince Eugène, capitaine dans la légion étrangère, démissionnaire, établi ingénieur à Marseille, venu à Paris pour travailler aux fortifications. Ma mère, née à Dourdan (Seine et Oise) -- Parti à 3 ans pour Aix, où mon père avait eu le projet de creuser un canal d'irrigation. Enfant mal portant et très gâté. Revenu à Paris, pour une année, en 1846 : mon père était en instance pour obtenir l'ordonnance royale nécessaire à ses travaux. L'année suivante, en 1847, mort de mon père, à Marseille, quelques jours après les premiers coups de mine, dans les rochers de Jaumegarde. Dès lors, de longs procès et une ruine lente -- Entré à 7 ans au pensionnat de notre Dame ; très retardé dans mes études, je n'ai su lire qu'à 8 ans -- Première jeunesse dans un jardin, avec de grands biens ; toujours très gâté, absolument libre, appelé par mes camarades "le Petit Parisien" -- Au collège, en 8ème, en 1852 seulement, à l'âge de 12 ans -- Pensionnaire jusqu'en cinquième ; une vie de froissements et de chagrins parmi les autres élèves ; très bonnes études, tous les prix, de véritables triomphes aux distributions -- Devenu externe en 4ème, à 16 ans ; alors toute une autre vie ; rencontre de deux ou trois camarades ayant mes goûts, promenade de 8 à 10 H, après-midi passées à nous baigner dans l'arc, à lire Hugo et Musset dans la campagne, à battre tout le pays environnant ; deux années vécues ainsi, nous faisions des vers, des drames et des romans -- Pendant ce temps, ruine complète de ma mère qui était venue à Paris, à la fin de 1857 pour suivre un procès. J'étais alors en seconde. Je quittai en février 1858 le collège d'Aix pour venir la rejoindre et j'entrai au lycée Saint-Louis. J'avais fait, à 11 ans, un autre voyage à Paris, où j'avais passé six à huit mois -- Au lycée Saint-Louis, je suis tout d'un coup devenu un cancre. Moi qui avais tous les prix à Aix, je n'avais plus à Paris que le prix de discours français. Je ne faisais absolument rien ; ni devoirs, ni leçons. Pendant les années 1858 et 1859, j'ai lu Montaigne et Rabelais, derrière le dos de mes voisins -- Fini ma rhétorique en 1859. Entré dans la vie sans plan arrêté, vivant ceci et cela, écrivaillant beaucoup de vers. Pas un sou, d'ailleurs. Années 1860 et 1861 abominables. Sur le pavé, absolument. Des jours sans manger. Vivant très à l'écart, avec une fierté ombrageuse, dévoré d'ambition littéraire. Pas malheureux, au fond : un temps que je regrette. Des promenades sans fin dans Paris, le long des quais surtout, que j'adorais -- Quelques amis de Provence étaient arrivés, nous faisions le rêve de conquérir Paris. En 1862, entré chez Hachette, où je gagnais cent francs et où je fis d'abord des paquets. Un poème de deux mille vers que j'avais déposé un soir sur le bureau du père Hachette me fit monter au bureau de la publicité. En 1864, j'étais chef de ce bureau et je gagnais deux cents francs. C'est là que j'ai connu presque tout le journalisme et toute la littérature -- Cependant, en 1864, j'avais publié mes Contes à Ninon et en 1865 ma Confession de Claude. Je ne pouvais plus rester. Je quittai la maison Hachette à la fin janvier 1866 et j'entrai immédiatement à l'événement de Villemessant, où je rendis compte des livres pendant près d'une année. Je fis un Salon qui, pour la première fois, me mit en vue ; mon éloge de Manet avait ameuté les artistes et le public. Depuis lors, j'ai vécu de ma plume, j'ai payé mes dettes , et vous savez le reste.

Voici la liste de mes premiers ouvrages : Contes à Ninon (1864), Confession de Claude (1865), Mes Haines (1866), Le Vœu d'une Morte (1866), Etude sur Manet (1866), Thérèse Raquin (1867), Madeleine Férat (1868) ; puis viennent les Rougon-Macquart.

J'ai collaboré à beaucoup de journaux : Evénement, Figaro, Grand Journal, Petit Journal, Illustration, Vie Parisienne, Gaulois, Salut public, Sémaphore, Siècle, Cloche, Bien public..."





Site web sur l'acteur: http://emilezola.free.fr/

Site web où vous allez trouver ses livres audio gratuits: http://www.litteratureaudio.com/livres-audio-gratuits-mp3/tag/emile-zola


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mardi 10 mai 2011

Noir Désir (Rock français - VERBES AU PRÉSENT)

Noir Désir est un groupe de rock français originaire de Bordeaux, formé dans les années 1980 et dissous en 2010. Il se compose de Bertrand Cantat (chant et guitare), Denis Barthe (batterie), Serge Teyssot-Gay (guitare) et Frédéric Vidalenc (basse), ce dernier qui est remplacé par Jean-Paul Roy à partir de 1996.

Souvent cité comme l'un des meilleurs groupes de rock français, Noir Désir connait un destin singulier, notamment après 2003 en raison de la condamnation de Bertrand Cantat, le chanteur, pour l'homicide de Marie Trintignant, qui conduit le groupe à ne plus publier d'albums originaux et à ne plus se produire en concert jusqu'à sa dissolution.



Le premier album du groupe paraît en 1987 ; c'est un mini album produit par Théo Hakola, chanteur du groupe Passion Fodder. L'album est intitulé "Où veux-tu qu'je r'garde ?". Le succès vient avec l'album suivant, "Veuillez rendre l'âme (à qui elle appartient)", et son tube "Aux sombres héros de l'amer" véritable succès radiophonique — le titre rentre même dans le Top 50 — que le groupe assume mal. Bertrand Cantat, quelques années plus tard, confie son agacement quant au succès de cette chanson, qui personne ne comprend à sa juste valeur ou son double sens: « Ces gens n'avaient compris que le premier degré du texte des "Sombres héros de l'amer", ils prenaient ça pour une chanson de marins, un truc à la Pogues, sans plus... ».

Leurs deux albums suivants, "Du ciment sous les plaines" et "Tostaky", cultivent une noirceur qui les rattache plutôt à l'underground, due aux sonorités très épurées et profondément rock de l'album "Tostaky". Le groupe bat l'essentiel de son succès sur scène, avec en particulier la tournée qui est enregistrée sur "Dies Irae" et après laquelle Bertrand Cantat doit se faire opérer une première fois des cordes vocales, parce qu'il hurle sur la majeure partie des chansons. De sérieuses dissensions artistiques apparaissent alors au sein du groupe.



En 1997, le groupe revient sur le devant de la scène avec "666.667 Club" qui, sans renier son rock, lui offre un deuxième grand succès médiatique avec en particulier les titres "Un jour en France" ou "L'Homme pressé". Le groupe assume mieux sa renommée qui lui permet de défendre en même temps des causes associatives, et ne l'éloigne pas pour autant de leur public. La tournée qui suit se conclut également pour le chanteur... par une nouvelle opération des cordes vocales. Cependant, la maturité aidant, "Noir Désir" s'ouvre à d'autres horizons, en publiant d'autres albums.

Au-delà de l'évolution de son style musical, Noir Désir reste caractérisé par des textes travaillés, écrits par Bertrand Cantat, où se mêlent homophonies, de très nombreux calembours et pastiches pour former une prose poétique d'une richesse et d'une force très particulières, souvent grâce au parlé/chanté.

Le lundi 29 mars 2004, Bertrand Cantat est condamné par le tribunal de Vilnius à huit ans de prison ferme pour l'homicide de Marie Trintignant à Vilnius la nuit du 26 au 27 juillet 2003.
Deux ans après le drame, le groupe finalise néanmoins un projet commencé en 2002 en publiant un double CD, "Noir Désir en public", issu de sa dernière tournée. Les deux albums atteignent les premières places des classements de vente pendant plusieurs semaines.



En octobre 2005, les membres du groupe confient dans un magazine musical la possibilité de ressortir un album dans les années à venir, à la sortie de prison de Bertrand Cantat. En laissant tout de même un bémol sur le fait de refaire de la scène. Ils sont toujours sous contrat avec leur maison de disques, et les deux futurs éventuels albums vont sortir sous le label Barclay (Universal Music).

Bertrand Cantat dépose le 22 juillet 2007 une demande de libération conditionnelle, qui lui est accordée le 15 octobre.

Le 8 mai 2008, Serge Teyssot-Gay déclare dans une interview au journal suisse La Gruyère que le groupe « projette d'enregistrer un album durant l'hiver prochain ». Le groupe se réunit plusieurs fois dans le studio de Denis Barthe pour travailler.



Finalement le retour de Noir Désir, qui n'est jamais dissous, a lieu le 12 novembre 2008. Pourtant, ils ne font plus des musiques comme avant, et le 29 novembre 2010, Serge Teyssot-Gay annonce dans un communiqué à la presse « avoir décidé de quitter le groupe » pour « désaccords émotionnels, humains et musicaux avec Bertrand Cantat, rajoutés au sentiment d'indécence qui caractérise la situation du groupe depuis plusieurs années ». Le 30 novembre 2010, le batteur Denis Barthe, s'exprimant également au nom des deux autres membres Bertrand Cantat et Jean-Paul Roy, annonce la fin de l'activité du groupe. Il indique « respecter la décision » de Serge Teyssot-Gay, mais explique n'être pas d'accord avec l'idée d'une « position indécente du groupe » évoquée par Serge, affirmant que Noir Désir a toujours gardé une position mesurée vis-à-vis du drame de Vilnius.


POUR TÉLÉCHARGER:



LE VENT NOUS PORTERA, musique (Paroles & images du concert dans VAGALUME):

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vendredi 6 mai 2011

Insultes ou 'slangue légionnaire'

Salut, mes enfants!

Moi, aussi, j'ai été étudiant, alors je sais bien que vous comprenez à peine le passé composé, mais qu'au même temps vous apprenez par coeur les insultes très, très vite... N'est-ce pas?! Alors, je vais utiliser mon expérience dans la plus polie partie de l'Armée Française, la Légion Étrangère, pour vous montrer quelques exemples d'insultes. Bien sûr qu'îci je ne présente que le vocabulaire - avec celui, vous pouvez créer des phrases complexes en utilisant des verbes et des pronoms aussi. Ne soyez pas timides et injuriez uns aux autres, kurva***!!!

***Kurva (курва en russe) veut dire "putain". C'est un terme très utilisé à la Légion Étrangère (où il y a beaucoup de slaves...)



Abruti (stupide)

Âne (équidé à longues oreilles; OU familièrement personne stupide, bornée)

Baiser (à titre de verbe, signifie faire l'amour ou avoir des rapports sexuels - normalement utilisé en relation les membres de la famille)

Bête (sans intelligence, stupide)

Bitte (grossièrement pénis - normalement utilisé avec le verbe 'Sucer')

Bourrin (argotiquement personne lourde, pénible)

se Branler (argotiquement se masturber, pratiquer l'onanisme)

Branleur (familièrement personne se masturbant; ou personne paresseuse, ne faisant rien)

Canaille (individu malhonnête, méprisable, vulgaire)

Catin (prostituée)

Chatte (grossièrement vagin - normalement utilisé avec des verbes 'Niquer', 'Sucer', etc...)

Chienne (prostituée)

Cochon (sale, répugnant, qui inspire le dégoût; obscène)

Con (très familièrement stupide, imbécile)

Connard (grossièrement imbécile - celui est très commun à la Légion)

Connasse (grossièrement femme stupide, idiote)

Couille (grossièrement testicule humain - très commun en relation avec les verbes "battre" et "casser")

Couillon (grossièrement imbécile, sot)

Crétin (grossièrement personne stupide, imbécile)

Cul (très familièrement partie postérieure de l'être humain)

Débile (stupide, ayant une intelligence réduite - utilisé surtout pour les slaves [je ne sais pas pour quelle raison])

Enculé (grossièrement pédéraste passif; ou terme pour injurier quelqu'un)

Enculeur de mouches (grossièrement celui qui se perd dans les détails, qui fait des histoires pour un rien)

Félon (traître, déloyal)

Fils de pute (grossièrement enfant d'une femme prostituée - ce terme a le même sens que "filho da puta", "hijo de puta" ou "son of a bitch")

Foutre (verbe qui grossièrement veut dire baiser)

Garce (familièrement et péjorativement qui se conduit comme une fille de mauvaise vie)

Gonzesse (familièrement femme)

Gueule (familièrement visage - très commun après les verbes "casser", "foutre", etc...)

Naze (qui manque d'intelligence, abruti)

Niquer (verbe qui très familièrement veut dire avoir des relations sexuelles)

Idiot (dépourvu d'intelligence)

Imbécile (stupide, bête)

Ivrogne (qui abuse de l'alcool, qui a l'habitude de s'enivrer)

Judas (traître)

Mal baisé(e) (familièrement quelqu'un qui n'a pas de bonne humeur)

Merde (grossièrement excrément de l'homme et d'animaux - interjection très utile!)

Mongol (grossièrement abruti, imbécile - c'est le mot le plus populaire à la Légion)

Mouton (personne qui imite les autres sans réfléchir)

Nul (celui qui est ignorant, incompétent)

Parasite (inutile et importun)

Pédale (très familièrement homosexuel)

Pédé (abréviation de pédéraste - normalement utilisé pour insulter les enculés qui ont peur)

Pédéraste (celui qui a des relations sexuelles avec un jeune garçon; homosexuel - très formel!)

Pétasse (argotiquement femme vulgaire, importune)

Péter (verbe qui très familièrement veut dire émettre des gaz intestinaux - habitude légionnaire, surtout quand en train de pisser)

Pisser (verbe qui veut dire uriner - il nous donne la belle expression "Je te pisse dessus")

Porc (familièrement personne sale, grossière ou débauchée)

Putain (grossièrement prostituée; OU, comme interjection, exclamation exprimant la surprise - à la Légion on utilise ce mot comme des virgules)

Pute (qui se comporte à la façon d'une prostituée; pour d'autres synonymes de 'pute', regarder le clip du Fatal Bazooka sur YouTube, "C'est une pute")

Roulé-boulé (action de rouler sur soi-même pour amortir une chute - specialité du caporal Basse, utilisé comme châtiment [spécialement quand sur des cailloux])

Sac à merde (très familièrement personne sans intérêt et importune)

Sac à vin (ivrogne; qui abuse de l'alcool)

Sacripan (familièrement vaurien, mauvais sujet)

Salaud (personne ignoble et méprisable)

Salope (grossièrement femme de mauvaise vie, dégénérée)

Sauvage (homme brutal, violent - utilisé comme, par exemple, "bande d'animaux sauvages")

Sot (qui est sans intelligence, sans jugement - je préfère, particulièrement, le substantif "la sottise")

Suce boules (grossièrement quelqu'un qui fait une fellation aux testicules [??? ahahaha]; OU celui qui obéit sans réfléchir)

Sucer (en langage vulgaire, le verbe sucer est utilisé pour designer l'acte de faire une fellation)

Trou de Balle (argotiquement anus - aussi utilisé comme pronom pour remplacer un pédé dejà mentionné)

Trou Du Cul (très familièrement anus ou personne particulièrement sans intérêt, présomptueux)





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J'ai trouvé les définitions sur "Le Dictionnaire" ( http://www.le-dictionnaire.com/index.html ), auquel je remercie bien pour l'aide.

Après je vous montrerai des phrases complètes! Mais, cependant, étudiez ce vocabulaire!!!

=DDD

Au revoir, mes gars!!!

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Des amis, cigarette, coffee & poésie

Mes goûts sont tous simples...
You've just got a sample.
I set no example,
mais je prefère être humble.

Chanter toujours ensemble...
My friends are my temple,
without them I shall crumble
pour tomber dans la nuit sombre

des ennuis. Je vis ainsi
to eat well and to well drink
sans que j'aie besoin of think.

Et je chanteI may sing
comme un homme qui meurt, mais vit
in his song en souhaitant l'oubli.


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jeudi 5 mai 2011

Z (film)

J'ai loué un film français qui s'appelle "Z". Je l'ai regardé ça fait trois jours et je voudrais écrire une petite synopsis du film, en profitant pour vous conseiller de le regarder aussi.



D'abord, il faut dire que "Z" est un film franco-algérien, réalisé par Costa-Gavras, sorti en 1969 et adapté du roman de Vassilis Vassilikos. Il a reçu en 1970 l'Oscar du meilleur film en langue étrangère et des nombreuses prix partout où il est allé.

Le film raconte l'histoire politique d'un pays (pas dénommé) pendant les années 60. Il y a, bien comme tout autour du monde, une terrible dispute politique entre les partis de la gauche et ceux de la droite. Lors d'un discours "communiste", un deputé progressiste (interpreté par Yves Montand) est assassiné.




Une investigation sur l'incident est conduite par un juge d'instruction (Jean-Louis Trintignant). Cette enquête met en évidence le rôle du gouvernement, notamment de l'armée et de la police dans cet assassinat.

Voilà un film très interessant... Pour avoir une idée, au début de l'histoire on peut lire:

"Toute ressemblance avec des événements réels, des personnes mortes ou vivantes n'est pas le fait du hasard. Elle est VOLONTAIRE".

Le film pose la problématique du passage de la démocratie au fascisme, au travers notamment des rapports entre la justice et son exécution à travers la police. Il pose aussi des questions qui restent toujours contemporaines.



FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Costa-Gavras
Scénario : Costa-Gavras, Jorge Semprún, d'après le roman de Vassilis Vassilikos
Production : Eric Schlumberger et Jacques Perrin pour Valoria Films et Reggane Films (France) ; Ahmed Rachedi pour l'ONCIC (Algérie)
Photographie : Raoul Coutard
Montage : Françoise Bonnot
Musique originale : Mikis Theodorakis, Bernard Gérard
Musique non originale : Psyche Rock, co-écrit par Pierre Henry et Michel Colombier pour Maurice Bejart et son ballet Messe pour le Temps Présent


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mardi 3 mai 2011

1914

Continuando a seleção de poemas 'pouco conhecidos' de Fernando Pessoa. Voilà os que foram escritos ao longo do ano de 1914...




AMEM OUTROS a graça feminina
Gozem sonhar seus lábios entre seios
Outros e muitos... que meus cantos, dei-os
À tua formosura peregrina...

Meu doce Apolo jovem... Ó divina
Flor adônica de ópios e de enleios,
Ver-te é esquecer que neste mundo há anseios
Carnais, ó suave Vênus masculina.

Ninguém descobrirá o que tu és...
Meu coração, óleo que unja teus pés –
Quem sabe se tu mesmo o sentirás?...

Que importa... E a vergonha e o mal que importa?
Quem me dera viver à tua porta
Inda que vendo o amor que a outrem dás!...



Ó QUE HORROROSO medo de sentir-me!
Como me é erro e fome o existir!
E cada oco minuto vem pedir-me
O cansaço forçado de o sentir...

Sinto que nem sequer erguer os braços
Posso mesmo que a fim de ter um céu...
Meus próprios pensamentos soam lassos
E alguém em mim tem ódio de ser eu...

Hoje, não sei porquê, um tédio imenso,
Um tédio enorme como um céu desceu
Sobre o meu coração deixado e denso
De tudo quanto sente que sofreu.



NÃO SEI PORQUÊ, de repente
Esfriou-me o coração...
Vaga sensação doente
E remota a sensação
De só viver em vão...

Não é tédio, nem tristeza
Nem uma dor qualquer...
Mas com que subtileza
Me fez a alma doer
E o corpo estremecer!

Que terei eu perdido
Numa vida de além –
Um amor, um sentido,
Um irmão, uma mãe?...
Que cousa que era um bem?

Qualquer cousa lembrada
Por qualquer cousa em mim...
Ah, como a vida é errada
E de um mistério sem fim
Esta vida em que vim!...



TODAS AS MINHAS SENSAÇÕES são Deus.
Transbordo transcender-me.
Pisando a terra dura os passos meus
Sinto Deus pertencer-me
Piso com passos de alma os vastos céus...

Cesso de me conter hora após hora
Constantemente sou mais do que sou...
O passado e o futuro sempre agora
São para o Eterno onde o meu ser-Deus mora,
Para o Deus onde sempre estou...

Profuso de diariamente ser-me,
Prolixo de ser Deus-olvido em mim...
Estou sempre no fim
De definir-me por não-pertencer-me...
As minhas horas, rosas de perder-me
Perfumam de Infinito o meu jardim.

Saibo-me a horas imortais se vejo
A transparência-Deus da minha vida.
Meu conceito de mim é um desejo
Que Deus obtém da hora ser medida...
No ar azul vicejo
E imita Deus a flor de haste vivida.

A palmos corpos não me meço
A sentimentos, alma, não me cinjo...
Caibo somente onde me esqueço
E, céu longínquo, tinjo
De azul lugares... Finjo
E no horizonte Deus eu amanheço.

Abro todas as portas
E são todos os quartos, átrios, salas
Deus sem paredes, qual as crenças mortas
Dizem...

Não tenho fim ou dentro...
O modo como vejo tudo é Deus...
Minha alma e raio e centro
Busco meu ser nos céus
E estrela, ou espaço azul. ou sinistro além
Sou um eu desterrado que Deus tem.

Sondo-me e sou sem fundo
Busco-me e não me vejo um fim
De mim próprio me inundo
E encanto-me de mim...
Tanto me inclino e me circundo
Quanto mais me contenho a mim afim.

Movo-me e fico em Deus...
Falo e em silêncio sou...
Os pensamentos meus
São onde nunca estou...
Entre áleas de mistério vou
E a minha sombra é o azul dos céus.

Clepsidra a alma e erro
Pingo horas imortais...
Eu sou o meu desterro.
Da praia do exílio ou do ermo cais
Fito o mar, consciente do meu monte,
Sou o horizonte que o meu ser retém
E Deus é o que há além
Deste abstracto horizonte.



ÀS VEZES nas praias atiro
Pedras ao mar
E do meu gesto vão retiro
Um gosto a errar,
Um sabor a Império deixado
Por quem podia
Centrar o seu reinado
Mas deixou tudo só p’ra ter o agrado
De ver através de si o céu e o dia.



CANÇÃO
Silfos ou gnomos tocam?...
Roçam nos pinheirais
Sombras e bafos leves
De ritmos musicais.

Ondulam como em voltas
De estradas não sei onde,
Ou como alguém que entre árvores
Ora se mostra ou esconde.

Forma longínqua e incerta
Do que eu jamais terei...
Mal oiço, e quasi choro,
Porque choro não sei.

Tão tênue melodia
Que mal sei se ela existe
Ou se é só o crepúsculo,
Os pinhais e eu estar triste.

Mas cessa, como uma brisa
Esquece a forma aos seus ais;
E agora não há mais música
Do que a dos pinheirais.



UNS VERSOS QUAISQUER
Vive o momento com saudade dele
Já ao vivê-lo...
Barcas vazias, sempre nos impele
Como a um solto cabelo
Um vento para longe, e não sabemos,
Ao viver, que sentimos ou queremos...

Demo-nos pois a consciência disto
Como de um lago
Posto em paisagens de torpor mortiço
Sob um céu ermo e vago,
E que a nossa consciência de nós seja
Uma cousa que nada já deseja...

Assim idênticos à hora toda
Em seu pleno sabor,
Nossa vida será nossa ante-boda:
Não nós, mas uma cor,
Um perfume, um meneio de arvoredo,
E a morte não virá nem tarde ou cedo...

Porque o que importa é que já nada importe...
Nada nos vale
Que se debruce sobre nós a Sorte,
Ou, tênue e longe, cale
Seus gestos... Tudo é o mesmo... Eis o momento...
Sejamo-lo... Pra quê o pensamento?...



NÃO SEI o que é que me falta
Que não vivo como quero...
Sempre qualquer coisa espero
E isso só me sobressalta...

O quê? Saber que não tenho
Essa coisa, ou que ela venha?
Não sei...



COMO A NOITE é longa!
Toda a noite é assim...
Senta-te, ama, perto
Do leito onde esperto.
Vem pr’ao pé de mim...

Amei tanta cousa...
Hoje nada existe.
Aqui ao pé da cama
Canta-me, minha ama,
Uma canção triste.

Era uma princesa
Que amou... Já não sei...
Como estou esquecido!
Canta-me ao ouvido
E adormecerei...

Que é feito de tudo?
Que fiz eu de mim?
Deixa-me dormir,
Dormir a sorrir
E seja isto o fim.



BATE A LUZ no cimo
Da montanha, vê...
Sem querer, eu cismo
Mas não sei em quê...

Não sei que perdi
Ou que não achei...
Vida que vivi,
Que mal eu amei!...

Hoje quero tanto
Que o não posso ter.
De manhã há o pranto
E ao anoitecer.

Tomara eu ter jeito
Para ser feliz...
Como o mundo é estreito,
E o pouco que eu quis!

Vai morrendo a luz
No alto da montanha...
Como um rio a flux
A minha alma banha,

Mas não me acarinha,
Não me acalma nada...
Pobre criancinha
Perdida na estrada!...



SABER? Que sei eu?
Pensar é descrer.
- Leve e azul é o céu –
Tudo é tão difícil
De compreender!...

A ciência, uma fada
Num conto de louco...
- A luz é lavada –
Como o que nós vemos
É nítido e pouco!

Que sei eu que abrande
Meu anseio fundo?
- Ó céu real e grande! –
Ah, saber o modo
De pensar o mundo!



VAI REDONDA e alta
A lua. Que dor
É em mim um amor?...
Não sei que me falta...

Não sei o que quero,
Nem posso sonhá-lo...
Como o luar é ralo
No chão vago e austero!...

Ponho-me a sorrir
P’ra a ideia de mim...
E tão triste, assim
Como quem está a ouvir

Uma voz que o chama
Mas não sabe donde
(Voz que em si se esconde)
E só a ela ama...

E tudo isto é o luar
E a minha dor
Tornado exterior
Ao meu meditar...

Que desassossego!
Que inquieta ilusão!
E esta sensação
Oca, de ser cego

No meu pensamento,
Na minha vontade...
Ah, a suavidade
Do luar sem tormento

Batendo na alma
De quem só sentisse
O luar, e existisse
Só p’ra a sua calma.



MEU PENSAMENTO é um rio subterrâneo.
Para que terras vai e donde vem?
Não sei... na noite em que o meu ser o tem
Emerge dele um ruído subitâneo

De origens no Mistério extraviadas
De eu compreendê-las..., misteriosas fontes
Habitando a distância de ermos montes
Onde os momentos são a Deus chegados...

De vez em quando luze em minha mágoa,
Como um farol num mar desconhecido,
Um movimento de correr, perdido
Em mim, um pálido soluço de água...

E eu relembro de tempos mais antigos
Que a minha consciência da ilusão
Águas divinas percorrendo o chão
De verdores uníssonos e amigos,

E a ideia de uma Pátria anterior
À forma consciente do meu ser
Dói-me no meu desejo, e vem bater
Como uma onda de encontro à minha dor.

Escuto-o... Ao longe, no meu vago tacto
Da minha alma, perdido som incerto,
Como um eterno rio indescoberto,
Mais que a ideia de um rio certo e abstracto...

E p’ra onde é que ele vai, que se extravia
Do meu ouvi-lo? A que cavernas desce?
Em que frios de Assombro é que arrefece?
De que névoas soturnas se anuvia?

Não sei... Eu perco-o... E outra vez regressa
A luz e a cor do mundo claro e actual,
E na interior distância do meu Real
Como se a alma acabasse, o rio cessa...



AMEAÇOU CHUVA. E a negra
Nuvem passou sem mais...
Todo o meu ser se alegra
Em alegrias iguais.

Nuvem que passa... Céu
Que fica e nada diz...
Vazio azul sem véu
Sobre a terra feliz.

E a terra é verde, verde...
Porque então minha vista
Por meus sonhos se perde?
De que então minha alma dista?



SOBRE AS LANDES (Quais landes?,
As que eu sonho talvez)
O vento põe fúrias grandes
Na sua rapidez...

E uma tristeza desce
Sobre mim como se eu
Ante essa lande estivesse
E não fosse um sonho meu.



CHOVE?... Nenhuma chuva cai...
Então onde é que eu sinto um dia
Em que o ruído da chuva atrai
A minha inútil agonia?

Onde é que chove, que eu o ouço?
Onde é que é triste, ó claro céu?
Eu quero sorrir-te e não posso
Ó céu azul, chamar-te meu...

E o escuro ruído da chuva
É constante em meu pensamento.
Meu ser é a invisível curva
Traçada pelo som do vento...

E eis que ante o sol e o azul do dia,
Como se a hora me estorvasse,
Eu sofro... E a luz e sua alegria
Cai aos meus pés como um disfarce...

Ah, na minha alma sempre chove...
Há sempre escuro dentro em mim.
Se escuto, alguém dentro em mim ouve
A chuva, como a voz de um fim.

Quando é que eu serei da tua cor,
Do teu plácido e azul encanto,
Ó claro dia exterior?
Ó céu mais útil que o meu pranto?



PESCADOR QUE RECOLHES a esta hora
Com vela firme sob um céu sereno
À tua aldeia de pescas, sob o aceno
Aéreo das estrelas que a noite ora
No teu barco antiqüíssimo e pequeno...

Longe de mim não na Europa aonde
A paz do teu regresso de pescar
Chama por quanto no meu ser se esconde
De dor e mágoa, e em mim já se confunde
Com o desejo flor do meu penar..,

E com uma furiosa raiva rude
Amaldiçoo não ser tu e os teus...
Não ter teu longe de mim, e a saúde
Que deve haver na tua vã virtude
De ser só pescador sob amplos céus.

Viril, sagaz a teu ingênuo modo,
Mas sobretudo longe de onde estou,
Vai para ti o meu anseio todo...
Ser um momento ao menos esse lodo
Ser quem tu és só pra ser quem não sou...

Viver à larga de pulmões e vista!
Correr perigos como quem só vive!
Não ser poeta, pensador, artista!
Empenhado somente na conquista
Daquilo que me faz mais eu... Mais livre.

Ter na minha alma com que construir
Barco, vela, nocturna paz, e mar,
E, dentro em mim, feito tu só, partir...
Não sei o quê iria eu encontrar...
Que importa? Ah, não pensar e não sentir!



ERMO sob o ermo céu
Esse mesmo ermo céu
Fita-o deste ermo lago...
Há árvores à roda...
Há um inquieto e vago
Desassossego em toda
A paisagem à roda...

Eu não sei porque existo...
Vou à beira do lago
E fito o meu rosto vago
Na água onde o mal avisto...
Não sei quem é que existo...
Sorrio, um triste e vago
Sorrir só para o lago...

Dói-me a alma que trago...
(Tudo isto é o céu e o lago
Mas eles não são isto)



O MEU MODO de ser consciente
É um potentado do Oriente...
Seus trajes são de sedas caras.
No seu turbante há pedras raras.

À sua janela encostado
Ele vê o sol encarnado
Sobre montanhas de bordado
E aspira, cheio de ermo mal,
A um domínio ocidental.


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