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vendredi 30 mars 2012

m'éde vida


minha vida mede-se em versos
23.000 versos verti
(verdes ou maduros)
nos 23 outanos
de amores insanos
que em mim escrevivi
(somente o tempo mostrará os frutos
dos versos que vulguei ao vento,
ou antes, que ventei ao vulgo...
versos
re-
versos

).




*

vendredi 23 mars 2012

jackHAI-KAIrouacs (eng./ fr./ port.)


a beleza dos haikais de Jack Kerouac, com sua musicalidade aliterativa, chego mesmo ao fundo da alma. ainda que simples, princípio próprio do nipônico 5-7-5, há qualquer coisa que aspira à eternidade nestes versos...

a big fat flake
of snow
falling all alone



un dodu flocon
de neige
Tombe tout seul



um floco pomposo
de neve
desceliza sozinho



mas mesmo tamanha beleza - fat-flake-falls-all-alone - não vale a dimensão nostálgica (ainda que mais simples) deste outro que se segue...


The days go -
they can't stay -
I don't realize



Les jours passent -
sans pouvoir rester -
à mon insu



Os dias passam -
& não esperam -
Sequer me dou conta





a espera dos dias que passam, sem que possam ficar... espera-se sempre, mas sem saber o que esperar:



o grande nome da Beat Generation, mundialmente conhecido pelo "On the road", mostra em sua poesia "orientalista" (veja-se a influência do Tao-te king e dos Analectos de Confúcio) um amplo domínio da técnica... ainda que em plenas explosões do espírito


The low yellow
moon above the
Quiet lamplit house



Jaune et basse
la lune au-dessus de la
Maison calme éclairée d'une lampe



Reles e amarela
a lua além da
Calma casa alampeada





para os que se interessaram pelo trabalho poético do escritor americano (e que têm alguma anglofluência), aconselho o seguinte link, em que o próprio Kerouac faz a leitura de seus hai-kais:



e para os que quiserem ir ainda mais longe, resta um último conselho - da pena do mesmo Dharma Bum #

the sound of silence
is all the instruction
you'll get



le son du silence
est toute l'instruction
que tu recevras



o som do silêncio
é toda a instrução
que 'cê terá



*

todos os hai-kais em inglês e francês foram retirados do livro "JACK KEROUAC: Itinéraire dans l'errance", de Bertrand Agostini et Christiane Pajotin. as traduções para o português ficaram por conta deste que vos fala...


*

vendredi 9 mars 2012

ré-lecture rimbaldienne


"L'amour est à être remplacé..."


et voici que j'ai decouvert une ingénieuse vérité... vérité d'un million d'heureux!

*

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mercredi 29 février 2012

Épitaphe, de Corbière (avec l'audio du poème)



Salut, mes élèves!

J'ai trouvé une poésie que, même qu'elle ne soit pas facile à lire, je pense qui serait intéressante d'être entendue par vous. Elle a été écrite par le poète Tristan Corbière (1845-1875) qui parle de sa vie et de sa condition humaine. J'ai beaucoup aimé la façon dont il se caractérise (parce que si vous faites attention au titre bien comme au poème, il ne parle que de lui même) et je me suis identifié avec ce qu'il dit.

Remarquez qu'il utilise un vocabulaire un peu travaillé et quelques verbes au passé simple - mais cela ne posera aucune dificulté: si vous avez des doutes, consultez le dictionnaire (http://www.le-dictionnaire.com/ ). Pour les verbes, sachez que: il fut (il a été), il se tua (il s'est tué), il mourut (il est mort), il naquit (il est né), il ne sut pas (il n'a pas su), ils furent (ils ont été)... Etc...

Le texte du début est un peu confus, mais c'est le but du poète... Alors, ne vous ennuyez pas!

Et de toute façon, même si vous ne comprenez pas le sens général du poème, essayez d'écouter ses sons... Vous ne regretterez pas!








ÉPITAPHE


Sauf les amoureux commençons ou finis, qui veulent commencer par la fin, il y a tant de choses qui finissent par le commencement, que le commencement commence à finir par être la fin; la fin en sera que les amoureux, et autres, finiront par commencer à recommencer par ce commencement, qui aura fini par n’être que la fin retournée, ce qui commencera par être égal à l’éternité qui n’a, ni fin, ni commencement, et finira par être aussi finalement égal à la rotation de la terre - où l’on aura fini par ne distinguer plus où commence la fin d’où finit le commencement, ce qui est toute fin de tout commencement, égale à tout commencement de toute fin, ce qui est le commencement final de l’infini défini par l’indéfini— Égale une épitaphe égale une préface et réciproquement.

- Sagesse des nations


Il se tua d’ardeur, ou mourut de paresse.
S’il vit, c’est par oubli ; voici ce qu’il se laisse :

— Son seul regret fut de n’être pas sa maîtresse. —

Il ne naquit par aucun bout,
Fut toujours poussé vent-de-bout,
Et fut un arlequin-ragoût,
Mélange adultère de tout.

Du je-ne-sais-quoi. — Mais ne sachant où ;
De l’or, — mais avec pas le sou ;
Des nerfs, — sans nerf. Vigueur sans force ;
De l’élan, — avec une entorse ;
De l’âme, — et pas de violon ;
De l’amour, — mais pire étalon.
— Trop de noms pour avoir un nom.

Coureur d’idéal, — sans idée ;
Rime riche, — et jamais rimée ;
Sans avoir été, — revenu ;
Se retrouvant partout perdu.

Poète, en dépit de ses vers ;
Artiste sans art, — à l’envers,
Philosophe, — à tort à travers.

Un drôle sérieux, — pas drôle.
Acteur, il ne sut pas son rôle ;
Peintre : il jouait de la musette ;
Et musicien : de la palette.

Une tête ! — mais pas de tête ;
Trop fou pour savoir être bête ;
Prenant pour un trait le mot très.
— Ses vers faux furent ses seuls vrais.

Oiseau rare — et de pacotille ;
Très mâle … et quelquefois très fille ;
Capable de tout, — bon à rien ;
Gâchant bien le mal, mal le bien.
Prodigue comme était l’enfant
Du Testament, — sans testament.
Brave, et souvent, par peur du plat,
Mettant ses deux pieds dans le plat.

Coloriste enragé, — mais blême ;
Incompris… — surtout de lui-même ;
Il pleura, chanta juste faux ;
— Et fut un défaut sans défauts.

Ne fut quelqu’un, ni quelque chose
Son naturel était la pose.
Pas poseur, — posant pour l’unique ;
Trop naïf, étant trop cynique ;
Ne croyant à rien, croyant tout.
— Son goût était dans le dégoût.

Trop crû, — parce qu’il fut trop cuit,
Ressemblant à rien moins qu’à lui,
Il s’amusa de son ennui,
Jusqu’à s’en réveiller la nuit.
Flâneur au large, — à la dérive,
Épave qui jamais n’arrive….

Trop Soi pour se pouvoir souffrir,
L’esprit à sec et la tête ivre,
Fini, mais ne sachant finir,
Il mourut en s’attendant vivre
Et vécut, s’attendant mourir.

Ci-gît, — cœur sans cœur, mal planté,
Trop réussi — comme raté.



Corbière, Tristan
(1845-1875)

*


Wille zur Macht


Cette semaine j'ai remarqué une chose assez intéressante. Quand on veut devenir plus fort - ça veut dire, cultiver notre carapace afin d'augmenter notre endurence vis à vis le monde - on ne fait qu'aspirer à une apparence de force.

Attention au choix des mots de cette phrase-là...

aspirer: prétendre à, porter ses désirs vers, tendre vers;

apparence: aspect, semblant;

force: vigueur, puissance, courage, etc...;

Alors, toute tentative d'endurcir n'est qu'un échec... Même quand il est une réussite! Et voilà ce que me semble le plus ridicule dans tout ce verbiage à respect de Wille zur Macht.

*

vendredi 24 février 2012

Jerusalem, hélas!






On regrette tout ce qu'on fait, bien comme tout ce qu'on ne fait pas... Et voilà une triste vérité!

Était-elle toute à l'heure, en corps, oui!, mais le regard si loin - d'un verdâtre vénimeux - n'appartenait pas à son être. Ou moins, pas à celui qui se montrait autrefois. Il y avait quelque chose de si menaçante dans la façon qu'elle me regardait, que j'aurais pu avoir peur si je n'avais pas perdu toute possibilité de ce sentiment. De toute façon, pour utiliser un vocabulaire bien connu des lecteurs de William Blake, j'ai senti qu'elle avait tué son Émanation... Car celle-ci n'y demeurait nulle part! Il y faisait un froid si perçant et un noir si infranchissable, que je m'étonnais d'y voir un être que, sauf si je croyais aux fées ou aux sorcières (ce qui n'est pas encore le cas), tout à fait mort! Serait-il possible à quelqu'un d'y dormir avec tant de froid? Ou d'y lire avec tant de ténèbres?, je me questionnais.

Et puis, j'ôse encore supposer qu'après avoir expulsé son Émanation, elle ait embrassé son hideux Spectre! C'est comme le grand Barde de la Bretagne nous l'annonçait, au début du XIXe siècle: - nous ne sommes pas des Individus, mais des Dividus! Et tous formés par deux Contraires... Voyez bien, vous qui êtes normalement si aveugle... Et écoutez avec attention, vous qui n'avez de l'esprit que pour vos propres plaisanteries... Les Contraires s'opposent, oui, mais ils vivent toujours ensemble, en cherchant leur equilibre! Les Contraires ne sont pas de Négations - car les Négations ne peuvent pas exister ensemble et elles se nient mutuellement! Alors, en continuant ce que je disais, il y a plusieurs Contraires dans chaque Être Humain... Un couple d'entre cette foule de Contraires c'est celui dont je parlai toute à l'heure et que je vous explique un peu mieux maintenant. Un Contraire fait la partie féminine: belle, calme, naturelle, créative, et donc, sensible. L'on lui appelle: l'Émanation. Au même temps, l'autre est son côté masculin: hideux, nerveux, artificiel, autocrate, et donc, fort. L'on lui appelle: le Spectre.

Je vous expliquai, alors, la terminaison utilisée pour exprimer ce je sentis à ce moment étrange de mon si beau et brillant matin.

Je regardai encore une fois ses yeux, pour m'assurer de cette première impression d'horreur. Elle me regarda aussi, mais il n'y avait point de vie dans sa contenance. Que pouvais-je faire? Demander mes excuses et sortir? J'étais venu de si loin pour accomplir la dernière tâche qu'il n'aurait fait aucun sens de l'abandonner au dernier moment. Je cerrai les dents et essayai un peu de naturalité.

Il fût à ce moment-là que je sentis une puanteur épouvantable! Je ne pus m'empêcher d'imaginer, peut-être, qu'en ayant chassé son Émanation elle ait bien donné un funèbre baiser sur son Spectre, juste avant que je fusse entré! Oh, triste folie! Était-cela vrai et tous les cieux se seraient alors tombés en neige... Et la fummée ténébreuse se serait montée jusqu'aux rues, à travers les fenêtres de cette cave (je ne l'avais pas encore mentionné, mais on y était au sous-sol). Le froid et le noir qui faisaient dedans seraient alors répandues un peu partout et chaque être vivant aurait pris son propre butin de ce terrible trésor - même qui personne ne l'ait souhaité.

En craignant l'existence de quelque chose surnaturel chez elle (existence dont je suis sûr maintenant), je la donnai ce que je ramenai avec moi... Et cela n'était que des livres qu'elle m'avait demandés quelques jours plus tôt. Elle les pris, pas tout à fait déjà réveillée, et me lança encore un de ces regards bizarres: les yeux ouverts à demi, mais avec une faim qui pouvait dévorer tout un continent.

Sa bouche bougea. Les mots volèrent comme des corbeaux - leurs sons étaient somnolents et, peut-être parce que je ne faisais pas attention, je ne les trouvai aucun sens. Il fallait, pourtant, répondre quelque chose. Je dis, alors, n'importe quelle bêtise et demandai un peu d'eau. Nous allâmes la chercher.

Bref... (pour utiliser une des expressions le plus chérie à son Tout Puissant Spectre)...

Bref, il y a des fois où des hommes, bien que de ce genre plein de courage - auquel trois bandits fort armés, et en lui voulant le sac, ne poseraient point de problème - il y a des fois où même CE genre d'homme n'a pas tort de reconnaître la bizarrerie d'une situation apparemment normale et, en le faisant, de foutre le camp.

N'est-ce pas que j'ai bien vécu un épisode du drame de Jerusalem? Et sans rien ne savoir?

*



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mercredi 22 février 2012

veiller

je veux
qu'elle veuille,
mais elle

((en deuil))
ne veux
pas que je veuille.


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mardi 31 janvier 2012

vendredi 27 janvier 2012

décade sans cadence


Nietzsche est devenu dément.
Deux ans plus tard, Rimbaud est mort.
Comment est-il resté aux gens
Assez d'espoir pour vivre encore?

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mardi 6 décembre 2011

La peur

T'as peur. Oui, et ta peur
t'interdit le vol. Tu ne peux
ni aller, ni rester... Sous la lueur,
arrêtée, tu me sembles ceux
qui n'arrivent pas à pleurer;
comme si, au lieu des yeux,
demeuraient deux blocs de pierre,
où l'on lisait: LA PEUR.

Il n'est pas d'énergie
rester immobile devant le danger
par peur de périr.

Il n'est pas pas de beauté
rester insensible devant le désir,
par peur de céder.

L'Ange de la Mort est venu
trop tôt pour toi. Tu respires
encore, mais tu ne vis plus.

Mais de tout ça, le pire
c'est conclure comme j'ai conclu -
"je ne veux que son sourire."

.

jeudi 1 décembre 2011

Je seins




Quand je sens
tes seins
entre mes mains,
je ne me sens
plus sain,
mais soûl
de tout
ce que j'ai su -

je ne suis plus
sûr de rien,
sauf du sel
mouillé du réel
d'un pleur doux
à l'heure où
j'ai pu dire:


Quand je sens
...



"If the doors of perceptions were cleansed, everything would appear to man as it is, infinite..."

- William Blake

.

Version du poème en portugais:

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vendredi 25 novembre 2011

Pensées

Je ne pense pas que je sois.

L'obligation d'être heureux
nous rend creux.

& le bonheur coûte cher.

Je suis un peu trop vieux,
peut-être, pour Rimbaud.

Intraduisible vérité.

Ce qu'on fait îci-bas,
on paie aussitôt.

Il ne nous reste qu'adieu.


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jeudi 10 novembre 2011

poésie moderne

Le monde moderne
étouffe
la poésie.
Comme un accord
distordu,
elle se tord
souffre, gémit

mais survit.




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lundi 17 octobre 2011

Suis-je pat?

Je deviens fou et je m'en fous...
Il faut être absolument faux
ou peut-être pas...
Je regarde tout autour
et je vois au loin des feux
qui annoncent ses pas!

Dis-moi!, elle vient d'où?
Serait-elle au milieu d'eux?
Ne serait-elle pas pat?

Nous sommes dedans
et il n'y a pas de hâte
car on ne bouge plus...
Nos bougies sont émues...,
il ne reste que dédain!

...


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Au-delà de là-bas...

La bête féroce est mordue. Elle me mordait avant, mais maintenant elle ne me mord plus... J'ai compris son bond sourd. Elle vient et, sans rien dire, me crache sur la figure - mais c'est une bête! Oui! C'est une bête! Elle n'a jamais pu me comprendre. Elle ne me comprendra jamais. Dieu m'a fait de sorte que je ne puisse ni parler la langue de mes frères ni me faire comprendre pour des soeurs. Je suis alors seul. Je suis mon chemin - oui, je le sais! Je l'ai toujours su! Moi et personne! Puis, il faut être absolument parfait pour arriver au Paradis et la vertue ne m'emène pas trop loin... Je préfère tous les péchés - pas un seul que je n'ai pas connu! Pas!, je vous dis! Et personne n'arrivera à comprendre la langue que je parle... La langue où jadis je discourais - la langue qui se glissait sur sa peau. Je ne peux plus, mon Seigneur Tout Puissant! Je ne peux plus! Pourquoi me laissez-Vous îci-bas, oublié, abaissé si je vous ai toujours servi? Dites-le-moi, pourquoi? - Tu resteras hyène, etc... - Oui... J'ai peut-être servi Satan aussi, mais ce n'était que pour Vous aider... Ce n'était que pour Vous aider, mon Dieu! ... Et aujourd'hui, mes travaux, autrefois requis, ne sont que des souvenirs oubliés. Oui... Je te connais, petit conard, fils-de-pute! Tu m'as séduit... Oui... Toi et tes promesses d'enfant, jamais comprises. Je n'ai pu que te méprendre - et je ne le peux plus! Arrête! Oui, arrête ou je te tue! Arrête ou je me tais! --- Tais-toi! Mais tais-toi! L'espérance nous emène trop loin... Et il n'y en reste plus! - Il a été vain... - Quoi? - Notre dessein! C'est la lune qui s'évade du paysage du matin... Il faut être, peut-être, aussi austère qu'une fenêtre. Regarder le monde, là-bas! Au-delà des montagnes! Ne pas se laisser prendre - et tout savoir! Savoir à vue de nez! Sans, pourtant, en sortir les vers! Tous les faits divers l'on comprend et hélas! Nous y sommes déjà partis! - Où est cela dont tu me parles? - Très loin...! Très loin...! Au-delà de là-bas!

...


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jeudi 22 septembre 2011

Petite prose en poème

Le confort est l'ennemi de l'art.

La réalité est l'instrument du roi.

Chance c'est la soeur riche de l'Hasard.

Il n'y a Toi qu'en Moi.

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La Vérité est une pétasse.

Le Mensonge est toujours injurié
jusqu'au jour où il devient Vérité.

La Vérité est une pétasse, je vous dis.

Il n'y a Oubli
que dans le Souvenir.

L'Avenir est une promesse
faite aux fous pour qu'ils oublissent
que le Présent se glisse
pour entre leurs fesses.

Je suis, peut-être, fou...

& la Vérité est une pétasse.

Il n'y a d'Amitié visible
qu'où l'Amour n'est plus
[ou pas encore] possible...

La Montre nous montre,
sans retard, nos Vérités.

On ne boit du café
que dans des tasses...
Cependant, la Réalité
du réel se détache.

Il n'y a des Taches
qu'où On ne veut
pas qu'elles nous hachent.

On c'est le Roi.
Le Roi, la Réalité.
La Réalité c'est la Montre.
La Montre, sans retard,
nous montre Toi.
Toi c'est Moi.
Moi, j'ai mal au ventre
[enfin, le Confort c'est l'ennemi de l'Art].


[...]

Credo quia absurdum.
Amen.



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dimanche 18 septembre 2011

Feint être

Tu n'es peut-être pas
allée à la fenêtre,
mais j'ai vu aparaître
la lasse lune là.

Tu me demandes: "C'est quoi
cette lune à la fenêtre
dont tu parles?"
- Ce n'est peut-être
plus qu'un rien de ton regard
ou d'un rare sourire perdu
parmi mes vouloirs...

Mais je sais ce que j'ai vu
et même si tu n'aimes
plus personne, tu m'aimes
d'au-delà de la fenêtre vue.




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jeudi 15 septembre 2011

La poésie est morte!

Le dernier cri poussé par le poète se perd au loin
et devient
un accord tordu de la guitare..
pungente
e o silêncio que O cerca envolve-O em mistério
- não é o silêncio, de fato, mas o vazio.
E uma sinfonia dissonante
beats as once beat the heart
in Keats chest, in kid's art
not anymore. In discos raves
took place where
ravens fly. Once we were
beats - but bytes take our wideless sight

CAR UNE FOIS MORTE
il faut la retrouver!
Quoi? La vérité!

LA POÉSIE EST
e isto é certeza
DEAD [END]


.

dimanche 4 septembre 2011

Éfemmérité


Ton parfum
aura fin.
Pas ma faim.

-
Ta beauté passera.
Mon amour, pas.

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Avant le début
achevons-nous
déjà son but?

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Le présent passe
et devient passé.
Le futur reste
toujours inconnu.

-
Le temps passe.
Les femmes aussi.
Seulemente ne passent
pas les amis.




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vendredi 26 août 2011

Un haï-ku, voire deux!


La conjugaison
des verbes voir et avoir
n'a rien à voir.

(A conjugação
dos verbos ver e haver
não tem nada a ver.)


* "Voir" est un verbe très courant que l'on présente significant "percevoir avec les yeux". Quant à "voire", il s'agit d'un adverbe qui signifie "et aussi", "et même".

Je viens de le voir.

J'ai attendu des mois, voire des années.


Pour ne pas les confondre, l'on peut essayer de remplacer "voire" par "et même". Lorsque ce n'est pas possible, il s'agit du verbe "voir".


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