mardi 17 août 2010

Une erreur de calcul

Hier, j'ai rencontré Mdm. X qui sortait pressée du supermarché. Je l'ai saluée, en faisant un signe, et elle s'est raprocchée avec un air d'avoir beaucoup de choses à faire.

- Bonjour, monsieur! Comment ça va?
- Ça va bien, et vous, madame?
- Ça va... Ça va... Mais je suis à la hâte.
- Veuillez m'excuser, madame, mais si vous voulez partir...
- Non... Ce n'est rien de grave!

Et l'on a encore parlé quelques mots sur tout genre de choses ordinaires que les gens ordinaires parlent quand elles se rencontrent devant un supermarché. Tout à coup, elle m'a interrompu, en disant:


- Mais il faut courir... Je suis à la hâte!

J'ai encore essayé de lui laisser aller et, pourtant, elle m'a retenu avec n'importe quelle excuse. Ainsi, l'on a continué a babiller des nouvelles de Y - "Oh! Il est à la fac du droit? Super!" - ou de Z dans son nouveau emploi, et caetera. Quand, aussi subitement que la première fois, elle m'a coupé la parole:



- Qu'est-ce que c'est tard! Je suis à la hâte!

Et je lui ai dit:



- Excusez, madame, mais c'est dejà la troisième fois que vous dites ça et vous ne partez pas. Veuillez pardonner mon indiscrétion et expliquez pourquoi vous êtes à la hâte...

- Oh, ça n'est rien de grave!, mais si vous y vous interéssez vraiment je vous expliquerai. Vous savez bien que ma fille étudie à l'École de la Coopérative... Et bien, il y avait une très bonne coordinatrice qui s'appellait Ondina. Elle travaillait toujours depuis très tôt jusqu'au soir, en aidant les enfants, réévaluant les épreuves, recevant les parents - et elle travaillait avec intelligence, vous voyez? Mais personne ne savait valoriser ses efforts et une fois je lui ai dit: "Dans cette école, personne ne vous reconnaît... C'est scandaleux!". Aprés ça, apparemment quelque chose a changé. J'ai entendu parler qu'elle s'est plainte auprès du directeur et, humiliée devant le Conseil des Professeurs, elle est partie furieuse. Maintenant, elle travaille dans une autre école et ma fille n'a personne pour lui aider... Il faut la changer d'école aussi.


Moi, j'ai été si perplexe devant cette petite histoire que je n'ai pu dire que:


- Oh, c'est dommage!

Et je suis parti tout de suite, en annonçant quelque excuse.


Après, quand j'ai medité sur cette question, je n'ai pu raisonner que d'une façon... "Qu'elle est sotte, mon Dieu!". Mais une autre voix me disait que, peut-être, elle n'aimait pas guère cette coordinatrice et qu'elle a fait ça pour lui persuader à sortir de l'école. Cette idée était possible si maintenant elle ne voulait pas changer aussi sa fille d'école, afin d'accompagner la coordinatrice. Mais non... Normalement, cette Mdm. X se montrait ingénieuse en société et je ne pouvait pas lui rapprocher le caractère. Mais je ne peux pas lui pardonner l'erreur de son calcul... Erreur causée par cette faute commune à toutes les femmes, c'est à dire: avoir une langue trop longue pour être gardée dans la bouche.



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dimanche 15 août 2010

Point de vue

"Lorsqu'il se décide à apprendre comment cuisinier un gâteau aux bananes au lieu de lire un beau poème de Baudelaire, on voit qu'un jeune et célibataire écrivain commence à devenir un homme - et un être plus mature."

Ainsi ma douce mère a évalué mon aprentissage culinaire de cet après-midi.

Pourtant, moi-même, j'ai une différente vision de cette situation...

"Lorsqu'il se décide à apprendre comment cuisinier n'importe quoi au lieu de lire un beau poème du meilleur poète français, on voit qu'un jeune idéaliste commence à devenir un vieux indifférent - inutile comme la lavure..."




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vendredi 13 août 2010

L'Apocalypse Amazonique

Il est encore tôt, mais les ténèbres envahissent chaque coin de cette ville bizarre. Le ciel est aussi noir qu'un corbeau maudit. Mes yeux n'arrivent pas à diviser les bâtiments qui dorment déjà, au bout de l'horizon. Et il est encore tôt.

Je ne sais pas comment expliquer ce terrible événement. Si même les espécialistes n'arrivent pas à trouver des raisons suffisament fortes pour les expliquer, ce ne sera pas moi à le faire. Cependant, je crois que tout a commencé avec la fumée qui sortait de chaque pinceau de cette ville. Je me souviens bien... ça fait quatre jours! On pensait, alors, que ce n'etait rien - et l'on permettait même aux enfants de jouer à côté de cet intéressant phénomène.

Mais le temps est passé et le feu n'a pas arrêté. Tout à fait au contraire, il a agrandi demesurément. Le ciel a pris une coloration grisâtre, l'air a developé un goût aigre et épais - comme celui des immenses villes polluées - et il y avait des cendres par tout. Les enfants sont tombés malades. Les vieux n'arretaient pas de se plaindre tout le temps des poumons. Et les jeunes, ceux-là faisaient comme s'il n'y avait rien, mais eux aussi ils ont commencé à souffrir la terrible influence de cette fumée qui tout envahissait.

Aujoud'hui, on a remarqué une considérable montée de la température: cinq degrés par rapport à hier. Le radio annonce que ça se doit à une front chaude qui arrive de l'intérieur du continent. Mais nous, les concitoyens de Vilhena, nous savons bien que cette raison n'est pas la vraie de ce changement du climat. Ça se doit au feu - à l'incontrolable, incontournable feu qui nous prend d'assaut.

Les mains meurtrières de cette fumée nous cerrent la gorge - respirer est lourd et difficile. Le choeur d'une toux sèche s'élève comme une symphonie funèbre. Des larmes coulent de nos yeux, pendant qu'on essaie de suivre les activités de chaque jour. Mais apparemment, on ne pourra plus vivre nos vies comme avant. On est damné... damné à mourir sous l'influence sinistre de cette fumée!






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jeudi 12 août 2010

Prophecya

The city is on fire. Vous connaissez bien votre destin - il faut marcher! Il faut bouger! Tout ce qui reste autour du feu périt... E nós estamos mortos, meu bem. But I died first and you didn't see... Now you don't listen to my words et toi aussi, tu seras morte... Bientôt... Ainda more tôt que you penses...


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mercredi 11 août 2010

Sur la solitude

La façon pour laquelle les hommes essaient d'échapper de leur propre solitude est plusieurs fois amusante - et je dis amusante, pour éviter de dire ridicule. J'ai un ami dejà âgé, par exemple, dont la principal activité de la journée consiste en passer chez le boulanger - mais, au contraire d'autres qui y passent pour acheter du pain ou des gourmandises à grignoter, lui, il y va pour parler à la jeune fille du boulanger. Normalement, ils ne se disent plus que six ou sept mots: "Bonjour, mademoiselle... Ça fait combien? ... Merci beaucoup!". Et après il rentre chez lui, en sifflant, comme s'il avait obtenu quelque chose grandieuse.

Il y a aussi une autre personne de ma connaissance qui attend, à chaque jour, presque religieusement, à côté de la porte, le moment auquel le facteur arrive pour ammener le courier. Eux aussi, ils ne se parlent que pour des courts instants, mais ça suffit pour donner un gôut tout doux a la journée de ce curieux solitaire.

Pour montrer la plus concrète preuve de ce que je veux dire, il me faut raconter quelque chose que j'ai découvert la semaine dernière. On était dans un petit café, comme d'habitude, et l'un des nos camarades nous a parlé sur cet homme - le plus incroyable, le plus invraisemblable d'entre tous les solitaires. Notre camarade nous a dit qui il écrit systématiquement trois lettres par jour. Mais ces lettres ne sont pas des correspondances ordinaires. Elles sont, au contraire, bien exceptionnelles. En effet, elles n'ont aucun destinataire. Au moins, elles n'ont pas de destinataires existant. Cette instigante personne écrit quotidionnement des lettres pour des amis imaginaires.

Mais je ne peux pas nier que moi aussi, j'ai des moments où je me sens proie de cette terrible bête - la solitude. Et je peux affirmer qu'elle m'attaque avec la plus grande violence lorsque j'écris des récits dans une langue étrangère, sur quelque chose que n'intéresse à personne et qui me fait sentir un peu moins seul.

Le voilà!



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la petitesse

On essaie de montrer toujours, soit par des photos (où les sourires sont constants), soit par des mots (où les hiperboles ronronnent), que notre vie est merveilleuse. Nos aventures sont les plus incroyables, nos jours sont pleins de surprises – il n‘y a rien d'ordinaire. Comme ça, la plupart des gens que je connais fait, bien comme les gens que je ne connais pas. Cette tendance à mytifier notre petite existence est partie du caractère humain. Nous sommes des grains du sable dans l’interminable plage de l’univers – mais, même aussi petit que des vers, nous voulons exalter notre immense capacité d’être petit. Comme nous sommes méprisables, mon Dieu !


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quelques études en français

Dans quel sense ai-je le même caractère que tous ces gens-lá ? Pourrais-je considérer être fait de la même matière qu’eux ? Ou moi, tout simplement pour me connaître si bien et pour savoir ce que je sais, je serais quelque chose de différente? Exceptionnel ?

Je ne sais pas... En fait, c’est plus croyable que je sois aussi stupide que tous les autres... Et, encore, plus méprisable pour avoir une idée si haute de moi-même.


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